Rebâtir son avenir en Tunisie, près des siens
Dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe, Karim a fui son pays d’origine, la Tunisie. Confronté à la précarité et à la rue, il a décidé de retourner volontairement en Tunisie. Un retour porteur d’un nouveau chemin vers l’autonomie.
Face à la précarité
En 2010, Karim a quitté la Tunisie avec l’espoir de construire une vie meilleure en Europe. Dans son pays, il travaillait comme agent de sécurité, mais à son arrivée en Europe, la réalité a été bien différente de ce qu’il imaginait et il n’a trouvé que des emplois non déclarés (travail au noir).
Karim a traversé une période très difficile, marquée par la précarité et la vie dans la rue. Avec le temps, il est tombé dans une dépendance à l’alcool et aux stupéfiants.
Un premier accompagnement médical
Il a alors choisi de rentrer en Tunisie pour reprendre sa vie en main auprès de ses proches et espérer retrouver une stabilité. Grâce au programme de retour volontaire, il a pu bénéficier d’un accompagnement psychosocial sur place, assuré par Caritas Tunisie. Ils l’ont ensuite orienté vers l’ATIOST, une association spécialisée dans la prévention et la prise en charge des personnes souffrant d’addictions.
Entreprendre pour avancer vers l'avenir
Un plan de réintégration a ensuite été mis en place pour l’aider à reprendre sa vie en main. Ce soutien comprenait un accompagnement médical, un renforcement des liens familiaux ainsi qu’une aide au lancement d’une activité économique afin de retrouver progressivement son autonomie.
Grâce au budget de réintégration, il a pu ouvrir sa propre épicerie. Ce choix a été fait après une visite sur le terrain, qui a confirmé que l’emplacement était particulièrement stratégique : dans un quartier très fréquenté, sans épicerie à proximité, et donc sans concurrence directe. Cette aide lui a permis d’acheter le matériel nécessaire, de payer le loyer du local et d’assurer l’approvisionnement des premiers produits alimentaires.
Cet accompagnement l’a aidé à retrouver un équilibre et à stabiliser sa situation. Aujourd’hui, il avance progressivement vers une nouvelle vie, en gardant espoir pour l’avenir, et il est heureux d’être à nouveau près de sa famille.
Bonne chance pour la suite Karim !
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Source : Caritas International